Nous nous posons honnêtement la question. À la suite de la publication des premières positions de notre Top 25 des PME du Québec sur le Web, nous avons reçu des courriels courroucés de deux agences qu’on pourrait définir comme des compétiteurs. Évidemment, ils n’ont pas pris la peine de déverser leurs états d’âmes par la fonction de commentaires où nous aurions pu en discuter publiquement, et c’est bien dommage, car les réponses auraient été savoureuses. Sans nommer les firmes ou citer spécifiquement leurs allégations, vous trouverez tout de même quelques précisions sur la démarche ici…
Enfin, chers lecteurs, nous aimerions savoir ce que vous en pensez. N’oubliez pas que LBF s’adresse d’abord à un public de décideurs d’entreprises, plus ou moins néophytes du Web. Il s’agit d’un blogue de vulgarisation. Si vous êtes un concurrent, nous apprécierions votre transparence, comme nous signons clairement nos articles.
Donc, lecteurs:
- on continue?
- on arrête et on fait plutôt des paniers en macramé?
- on modifie la formule?


Je me demande bien de quoi ont peur les compétiteurs… en même temps, je me dis que s’ils font bien leur travail, ils ne devraient pas se sentir visés. Je vous laisse tirer la conclusion de ma réflexion…
Maintenant du point de vu du lecteur, je pense que ces analyses sont intéressantes. Les gestionnaire d’entreprises qui prévoit faire leur site ou le mettre à jour peuvent en tirer des idées, des chose à faire, à ne pas faire. Pas nécessaire d’être d’accord sur tout, mais si seulement quelques point les intéressent, qu’ils en prennent avantage!
Pour les développeur, c’est la même chose au fond, ca permet d’élargir notre vision et de faire de nouvelles réflexions.
Moi j’aime bien ces analyse et je pense même que les entreprises visées sont chanceuse d’avoir une telle analyse gratuite!
Moi je trouve que vos analyses sont « spot on », je n’ai pas encore commenté sur la série parce que justement, je suis pas mal toujours d’accord. Pour une fois (vs les autres critiques / tests) vous avez en plus une vraie méthode d’analyse publiée.
J’aurais tendance à dire que si ils sont insultés par les analyses, ne comprennent pas vos points et qu’ils ne sont pas d’accord avec le constat, ils sont dans le même domaine mais ce ne sont pas vraiment des compétiteurs parce qu’ils comprennent mal le web.
Si vous soumettiez les mêmes sites et les mêmes analyses à un Happy Cog ou un Blue Flavor ou un Adaptive Path (désolé, je connais pas d’autres boîtes de cette grosseur au Québec qui soient de ce calibre dans le type de « web bien fait » dont on parle) et qu’ils s’objectaient, là je me poserais des questions mais j’ai plutôt tendance à croire qu’ils y seraient allé encore plus raide donc ça ne se produira pas
.
Précisons d’entrée de jeu : je suis un décideur, pas si néophyte (enfin c’est ce que je me plais à penser) et je suis client d’iXmedia.
J’aime bien ces séries d’analyse. D’abord pour la transparence du processus. On peut évidemment être frustré ou être en désaccord. Dans ce cas, je trouve dommage que ces remarques ne soient pas faites via les commentaires. Par expérience, je sais que ce genre de critiques n’est jamais mis sur la place publique, question de ne pas se donner mauvaise image. Et de ne pas avoir l’air fou.
Même si j’aime beaucoup le travail d’iXmedia, je ne pense pas qu’ils détiennent la seule vérité et j’apprécie recevoir des commentaires sur mon site. Mais je dois dire que, jusqu’ici, les quelques remarques reçues sont non-fondées et plus l’œuvre de personnes ne connaissant pas vraiment le domaine.
Le plus frustrant fut la découverte récente d’une longue diatribe sur l’absence des éditeurs québécois dans Internet, article dans lequel nous étions pointés du doigt comme mauvais utilisateurs. Frustrant car il n’y a pas de possibilité de répondre sur ledit site !
J’ai aussi reçu récemment l’appel d’un compétiteur d’iXmedia qui m’a fait une longue analyse de mon site et a évidemment fini en m’offrant ses services pour améliorer mon positionnement. J’ai refusé mais j’ai tout de même apprécié la critique et j’ai personnellement remédié à certains petits détails.
Bref… je trouve ces analyses très saines et honnêtes, j’attends des critiques du fair-play et de la transparence. Et pourquoi ne pas critiquer les sites montés par iXmedia ?
Merci Gilles pour ton commentaire.
Malheureusement, il n’y a aucun site monté par iXmédia dans le top 25 des PME du Québec. Mais nous ne nous serions pas gênés, et aurions utilisé la même grille d’analyse!
Cette folie du consensus est bien québécoise. Pourtant fier, la peur de recevoir une critique même bonne, surtout dans un domaine disons-le bien nouveau pour un trop grand nombre de décideurs, ne devrait pas ralentir vos valeur sur la transmission de votre savoir… surtout lorsque vous baser vos réflexions sur la qualité.
Si le cidre de glace n’était pas buvable en 1970, c’est avec des initatives simples et efficaces comme la votre qui nous a permis de faire comprendre que la qualité, ça se fait, ça se reconnais et aujourd’hui, ça se déguste internationalement.
mon vote : on continue !
Personnellement, je n’y vois rien de mal, compte tenu que:
1) la grille des critères d’évaluation est disponible et est très détaillée;
2) les critères sont *universellement* reconnus;
3) la plupart des points « moins positifs » soulevés, sinon tous, sont accompagnés de remarques qui aideront à les corriger;
4) LBF ne se cache pas d’être publié par Zengo et iXmédia;
5) les analyses sont objectives, sans quoi des lecteurs (les mêmes que ceux qui réagissent aujourd’hui, je suppose) s’y objecteraient.
Malgré toute la bonne volonté (et compétence!) du monde, il n’est pas toujours évident de faire du « bon Web »; les ressources que met à disposition le client sont parfois contraignantes.
Dans ce cas, il faut compter sur l’éducation qu’on peut donner au client quant aux bonnes pratiques du Web, et c’est justement là la mission des Bonnes fréquentations; éduquer les décideurs, question qu’ils sachent c’est quoi, du bon Web.
Merci pour ces commentaires très intéressants et encourageants. Pour paraphraser Patrick, c’est vrai que ce genre de classement est chose courante chez nos voisins du sud, et que les opinions émises sont souvent beaucoup plus drastiques.
L’idée n’est pas de démolir des concurrents, mais d’améliorer la pratique au bénéfice des clients. Et sans discussion, c’est malheureusement impossible.
Ce qui me rassure, c’est que les commentaires reçus ici sont plutôt articulés, et me font meilleure impression que les plaintes reçues par courriel. Je me sens ici en bonne compagnie, surtout quand je regarde les clients, le porte-folio et les principes appliqués par les commentateurs. Merci de nous lire, et vos commentaires sont les bienvenus pour la suite!
Ne serait-ce tout simplement pas de la jalousie face a une analyse precise et intelligente ? Les competiteurs mecontents auraint-ils du mal a effectuer le meme travail ?
En tout cas , continuez et ne vous laissez pas impressionner !
Bon courage
J’ai pris le temps d’aller relire les positions 25 à 21. J’ai essayé de me mettre dans la peau d’une des boîtes qui est à l’origine d’un de ces sites. Je dois avouer que j’ai bien de la misère à vous en vouloir
À la limite, je pourrais être en désaccord sur certains points, mais encore. C’est difficile d’argumenter sur le gros bon sens!
Qui plus est, votre ligne éditoriale est sans reproche et votre grille d’analyse est accessible (vous donnez même la chance au public de voter sur un des critères).
Bref, ce n’est pas pour certains compétiteurs, trop bornés et incapable de prendre la critique afin de s’améliorer, qu’on devrait niveler par le bas.
Vos analyses sont pertinentes et appréciées de la majorité…. Continuez!
Personnellement, je suis très heureuse de pouvoir avoir accès à ce type d’analyse, car étant une professionnelle du Web, ça me permet d’avoir quelques guidelines pour pouvoir mesurer les performances de mes réalisations. J’aime aussi consulter à chaque année le Top 25 des meilleurs sites B2C québécois (indice Secor) – mais justement, ils évitent de « descendre » les pires sites, ils montrent plutôt les meilleurs coups.
CEPENDANT
Je me met à la place des compétiteurs et voici 2 choses qui dérangent un peu :
- Le fait que le blog soit « brandé » Zengo/Ixmédia. C’est un peu comme si IGA faisait une publicité télé avec le statement : N’allez pas chez Métro, c’est de la marde ! Il y a des règles établies en publicité traditionnelle pour ce type de message. Ne devrait-on pas avoir un code d’éthique semblable pour le Web ? De toute façon, je crois que le fait que le blog s’affiche comme étant une propriété du compétiteur des sites analysés affecte la crédibilité de ces analyses, donc n’est pas nécessairement bon non plus pour Ixmédia et Zengo.
- Je m’imagine mon client qui reçoit un courriel de son vice-président marketing disant : ouin, pas fort notre site Web, ouin, pas fort notre fournisseur, ouin, pas fort ton choix de fournisseur… et ensuite, je m’imagine moi qui reçoit un appel de mon client… finalement, je préfère ne pas y penser
Je vous encourage à continuer votre analyse, pour plusieurs raisons. Tout d’abord comme l’a spécifié Gabriel, votre grille d’analyse est disponible. Elle est rigoureuse et bien appliquée. Ensuite, je trouve que cette analyse profite à l’ensemble de notre industrie (je travaille en Web également) mais aussi pour les 25 PME à qui de nouvelles avenues s’ouvrent. Aussi, au-delà du fait que cela vous positionne bien, vos compétiteurs devraient être capable de s’auto-critiquer. C’est la beauté de notre média, le processus est toujours ouvert, il est itératif. C’est par la mesure et l’analyse que nous pouvons améliorer les résultats que les objectifs dictent. Enfin, cela m’a permis de sortir de ma bulle. Nous voyons de magnifiques et inspirants sites, mais il est bon de nous rappeler qu’il existe des sites pas à jour et que notre travail d’évangélisateur doit continuer!
Bon travail! Continuez, can’t wait for the rest of it.
Chantale :
Juste pour répondre à ton 1er point « cependant »:
Dans les analyse, les critiques ne visent pas la compagnie qui a bâti le site web, mais bien le site lui même. De plus, aucun nom n’est cité. Et pour finir… tu as surement déjà vu les publicités de Bell et Vidéotron… c’est assez évident que un plante l’autre, sans mentionner de nom… je ne sais pas si il y a des règles, mais ces 2 là ne les suivent pas!
Alors comme je disais dans mon 1er commentaire, si le travail est bien fait, aucune raison d’avoir peur de la critique!
@Chantale,
La différence entre IGA (dans ton exemple) et iXmédia/Zengo, c’est qu’IGA nommerait directement son compétiteur, alors que dans ce cas-ci, aucune agence Web n’est pointé du doigt en disant: « N’allez pas chez __________, c’est de la marde! ».
Le but de ces analyses n’est en aucun cas de « descendre » les compétiteurs, mais bien d’évaluer objectivement la qualité des sites Web selon un ordre bien établi (et non pas 25 sites québécois choisis au hasard sur le Web, là cela aurait été questionnable) et des critères bien établis.
Chantale,
D’abord, merci pour ton commentaire. Je vois les choses comme Rémi. Ce n’est pas comme si IGA parlait en mal de Métro, parce qu’effectivement nous ne nommons aucune agence, parce que la plupart du temps, nous ne savons même pas de qui il s’agit. Nous parlons du produit final, qui est visible pour tous. Je pense qu’en publicité, il est encore permis de parler du produit…
Pour ce qui est de la crédibilité, en lisant les autres commentaires qui proviennent de clients, de concurrents et de membres de l’industrie, je ne m’inquiète pas trop. Je pense qu’il est préférable, justement, de jouer à « visière ouverte » et d’être transparent. Si nous avions essayé de camoufler qqch, j’aurais compris des critiques sur le manque d’objectivité, mais quand on joue franc jeu, je m’attend à ce que les gens soient assez brillants pour se faire leur propre grille d’analyse, et pondérer les résultats si ça leur convient.
Je crois sincèrement que la démarche d’évaluation des sites est éthiquement contestable et plutôt déplacée. Pourquoi ne pas plutôt présenter les 25 meilleurs sites de PME québécoises ? Félicitons les meilleurs coups, plutôt que de citer les moins bons, qu’en pensez-vous ? Votre blog s’appelle tout de même « Les BONNES fréquentations ».
@Chantale : Parce que les bons savent déjà comment faire
Plus sérieusement, les gars de BF n’ont pas choisi de critiquer des mauvais sites, ils analysent les sites pris sur une liste complètement autre, ça s’adonne que jusqu’à maintenant les dit sites sont tous entre mauvais et pas fort.
Je crois que c’est là la plus importante conclusion à tirer de ce projet (bémol: moin de 20% des résultats publiés, ça peut changer): à moins de faire exprès pour trouver les bons, on tombe régulièrement dans le pas bon. Notre industrie doit s’améliorer et ce n’est pas en flattant les rares bons qu’on va s’améliorer, même si ce serait plus plaisant à faire et à recevoir.
Pourquoi toujours parler des meilleurs et se faire croire que tout est beau? Je ne crois pas que le but de ces analyses soit de montrer les 25 meilleurs sites de PME québécoises et de se faire croire que nous sommes tous bons (!), nous les québécois en matière de Web.
Certes, je serais très curieux de voir la liste de ces 25 meilleurs sites, mais je crois aussi qu’il est important de voir comment se situent sur le Web les 25 meilleurs PME selon un classement qui n’a rien à voir avec leur site Web.
@ Chantale,
On apprends beaucoup plus de nos erreurs (ou de celle des autres)… on apprend quoi si on cite les meilleurs sites? Pas grand chose selon moi.
Est-ce que par hasard tu serais conceptrice d’un de ces sites?!? Je ne vois pas d’autres raisons pour avoir une telle opinion…
J’abonde dans le même sens que Chantale. Imaginer si à chaque année un concessionnaire de la région (Ex. : Toyota) faisait une grande journée porte ouverte à même leurs locaux pour faire une analyse des 25 pires voitures de l’année… Il ne fond pas de pub sur leurs voitures bien sûr, mais ne fait pas non plus l’analyse d’une Toyota évidemment! Ça ressemble pas mal à ça ici! non?
C’est peut-être juste une manière de voir les choses, mais… je suis du type » montré moi ce qui doit être bien fait et non pas voyez ce qui n’est pas bien fait! ». Je n’aime pas, le nivellement par le bas en « bashant » à tord ou à raison les concurrents! Pour moi il y va de l’éthique professionnelle.
Ceci étant dit votre grille de critères est très bien et comme on dit « right on target »!
My 2 cents!
Votre démarche n’est pas claire ? Non,
pas à mon point de vue. La démarche et la pondération
provient d’une grille accessible à tous. Différents livres
de référence dans le domaine utilisent d’ailleurs des
critères semblables.
Vous n’êtes pas transparents ? Ben
voyon… il est plus simple de voir le lien entre ce blog
et iXmedia/Zengo qu’il l’est de faire celui entre le
Journal de Mtl, TVA, Videotron et cie… Je sais que
Michael est une personne intègre, mais pour ceux qui
l’ignorent… si vos opinions de LBF sont, inconsciemment ou non,
altérés par votre appartenance à iXmedia/Zengo, le lecteur
est « normalement » assez intelligent pour pondérer par
lui-même et prendre/laisser ce qui fait son affaire. Après
tout, le lecteur est un décideur, quelqu’un qui appartient
aux PME, un travailleur du web… bref, quelqu’un qui a normalement une
tête sur les épaules et un minimum de jugement.
Vos critiques sont gratuites et négatives
? Eh… selon ce que j’ai lu (avec intérêt) sur
les premiers sites passés en revue, il me semble que vous
apportez généralement des suggestions d’améliorations pour
les points faibles ressortis. Je me trompe peut-être, mais
il me semble que vous soulignez à chaque fois les bons
coups de chacun des sites analysés.
Vos critiques prouvent que vous êtes meilleurs que
les firmes qui ont fait ces sites ?
Franchement… non. Vous avez même mentionné à quelques
reprises qu’il faut comprendre qu’une firme peut être
victime des décisions de son client. Il y a le facteur temps, argent, disponibilité des personnes ressources chez le client, volonté (oups…), etc. Oui, rien/personne n’est parfait, possiblement même les sites web réalisés par iXmedia/Zengo. Espérons qu’ils ne commettent pas les erreurs qu’ils soulèvent parmi les sites analysés (et si c’est le cas, libre à vous de leur dire).
Bon, selon ce que j’ai appris pour mes 3 premières décennies
en ce monde (dont une gravitant autour du marketing/web/communication), l’enseignement se fait avec des concepts
théoriques, mais aussi par voie d’exemples concrets, ce que vous réussissez avec brios.
Continuez ainsi, je crois que votre démarche est très appréciée de plusieurs et qu’elle en vaut la peine !
P.S.: Pour les paniers de macramé, j’aime bien l’idée. J’aurais toutefois un faible pour les villages de Noël miniatures ainsi que les collections de nains de jardins (avec des photos sur ce blog pour nous montrer que vous êtes aussi meilleurs que les autres dans ces domaines
Wow, je suis très content que ça puisse générer une telle discussion. Ne serait-ce que pour ça, c’est probablement une bonne chose.
Pour répondre à Antoine, je tiens à souligner que nous ne parlons pas des 25 pires sites, mais bien des sites des 25 plus grandes PME du Québec. Comme le disait plus haut Patrick, il semble que les 5 premiers ne correspondent pas à notre vision du Web, selon les critères clairement publiés. Si votre vision du Web diffère de la nôtre, libre à vous d’en discuter ici, vous êtes le bienvenu! Cependant, attention de ne pas mélanger nos divergences d’opinions pour de la mauvaise foi de notre part.
Aussi, le nivellement par le bas correspondrait plutôt selon moi à toujours montrer seulement les bons côtés des choses, et ainsi croire que tout va pour le mieux dans le meilleurs des mondes possibles, et donc d’en être satisfait. En-dehors des sites très sexy que nous, les gens du Web, fréquentont plus souvent qu’autrement, je pense que l’état général du Web d’affaire au Québec est plutôt faible. L’idée n’a jamais été de « basher » des concurrents (je te laisse lire de commentaire de Daniel Plante ci-haut, il l’explique encore mieux que moi) mais bien de montrer aux PME qu’elles sont en train de perdre beaucoup d’opportunités par manque d’engagement de leur propre part envers le Web.
Si la firme est quelquefois complice, la plupart du temps elle est confrontée à un client déconnecté de la réalité du Web, qui a des idées préconçues et trop peu de ressources à consacrer au Web. Je pense que nous avons été très clairs, à plusieurs reprises, pour ne pas « planter » les firmes. Mais il ne faudrait pas non plus croire que toutes les agences Web sont d’innocentes victimes dans tout ça. Plusieurs abdiquent le service-conseil au profit de la vente de « solutions », et cela a des répercussions évidentes pour les clients. Quelle est la part qui appartient à chacun? Difficile à dire sans avoir connu le contexte mais le produit final, au bout du compte, est visible par tous.
Je peux très bien comprendre la réaction de ces agences. Se faire critiquer, ce n’est pas toujours facile. Avec le temps, on apprend à mieux prendre la critique. On apprend beaucoup de nos erreurs, je crois.
D’un autre côté, je peux aussi faire mon avocat du diable et dire « évaluez un site d’iXmédia ». Certe, ça serait intéressant. Mais je connais déjà la réponse après l’avoir évalué. « Oui mais [insérez ici toutes les raisons de budget / temps / clients / etc] ». Il est très facile de critiquer ce que les autres font certes. On le fait tous!
Mais il faut mettre le tout en perspective : tout projet à ses contraintes et c’est ce qu’il ne faut jamais perdre de vue. Tout est relatif! Et c’est pourquoi je trouve dangereux d’évaluer des sites comme ça. Quelqu’un pourrait facilement conclure qu’une mauvaise évaluation veut dire « ne pas aller vers l’agence qui a fait le site Internet ». Et ne jouons pas à l’autruche, les firmes conceptrices peuvent être identifiées.
Nous pourrions tous regarder un site que nous avons fait et l’évaluer. De cette manière, nous apprendrons tous de nos erreurs et ferons du Web une place ou il fait bon vivre (surtout sur mon Blackberry / iPod Touch / etc) !
Allo Bertrand,
C’est intéressant de voir que d’autres agences participent à la discussion.
Je te suggère de lire ce billet, nous comprenons (oh oui!) que le résultat est grandement influencé par les clients… d’où le fait de ne pas nommer les agences. Beaucoup de facteurs entrent en ligne de compte, il reste que le résulat demeure et c’est sur celui-ci qu’on a évalué les sites.
http://www.lesbonnesfrequentations.com/2008/02/11/top-25-pme-quelques-precisions/
Je veux vous féliciter pour cette initiative. C’est brillant et bien exécuté. En plus ça aide des entreprises de chez nous!
Il faut prendre la critique de manière constructive. Il n’y a pas de sites parfaits et il y a toujours de la place à l’amélioration. Si ça peut en réveiller quelqu’un(e)s, tant mieux!
PS: Voir les agences monter sur les toits, ça ne surprendra personne… (j’aurais été surpris du contraire)