En tant que spécialistes du web, il nous arrive souvent de recevoir d’un client un concept graphique élaboré par sa firme de communication qui tente ainsi de le convaincre de leur confier le mandat de conception et réalisation d’un nouveau site. Le client nous envoie les maquettes et nous dit: “J’aime bien ce qu’ils ont fait, c’est joli. Avez-vous mieux à proposer?”
Nous souhaitons attirer votre attention sur les aspects rationnels du web trop souvent ignorés par les agences de communications généralistes. Si votre agence de communication vous parle en toute connaissance de cause de ces aspects lors de sa proposition, vous avez beaucoup de chance car vous êtes entre bonnes mains. Sinon, préparez-vous à être grandement déçu et à devoir demander à un spécialiste de réparer les dégats ensuite, avec un budget sévèrement amputé par le coût des erreurs commises.
- En affaires, rien n’est gratuit. Si une agence vous propose de créer votre site web gratuitement (ou à très bon marché), demandez-vous quelle valeur elle accorde à ce média, et quel niveau de compétence dans le web ses employés ont vraiment. À quand remonte votre dernier cadeau “gratuit” d’un fournisseur qui vous a donné entière satisfaction? Croyez-vous vraiment que le fournisseur absorbe le coût du travail effectué “gratuitement” sans le répercuter ailleurs sur vos factures? Si c’est le cas, prière de nous transmettre ses coordonnées, nous avons du travail pour lui.
- Une jolie maquette proposée sans analyse fait appel à vos émotions, pas à vos besoins réels, ni à ceux de vos clients. Faire concevoir un site web par un graphiste, c’est comme confier la réalisation d’un pont à un architecte pour qu’il soit beau, sans le faire valider par un ingénieur ensuite. Traverseriez-vous ce pont? N’oubliez pas qu’il y a de grandes chances que les goûts de vos clients soient différents des vôtres, et que leurs besoins réels soient différents du message que vous souhaitez transmettre. Concevoir pour les internautes, c’est adapter son message aux besoins de l’audience afin d’être vu comme un spécialiste de son domaine plutôt qu’un simple fournisseur. Les internautes sont impatients, cherchent de l’information et détestent les sites conçus pour la vente plutôt que pour les renseigner. Il faut donc tenir compte des besoins de votre audience autant que de votre désir de communiquer vos arguments de vente.
- Créer un site web, c’est plus que de programmer pour que les maquettes fonctionnent. Un processus de conception sérieux implique de discuter de votre audience, de vos objectifs et des cibles précises que vous souhaitez atteindre. Il faut ensuite définir vos contenus et leur structure, en accord avec l’atteinte de vos objectifs et les réalités de votre audience. Finalement, il faut créer des canevas schématiques de vos pages pour illustrer la navigation d’une page à l’autre et éviter de graves erreurs d’utilisabilité. Ces étapes précèdent la conception graphique et sont essentielles à la réussite de votre projet web. Les spécialistes font appel à votre côté rationnel pour définir votre solution sur mesure.
- Il y a une grande différence entre l’indexation et l’optimisation pour les moteurs de recherche. Plusieurs agences confondent l’indexation d’un site web avec l’optimisation, deux opérations visant à améliorer le positionnement sur les moteurs de recherche. L’optimisation d’un site pour les moteurs de recherche doit se faire pendant sa création, alors que l’indexation se fait après son lancement. Heureusement, un site web bien optimisé pour les moteurs de recherche ne coûte pas beaucoup plus cher et permet d’atteindre 80% des résultats de positionnement. Le 20% restant est atteint par le biais d’indexation et de placement publicitaire sur les moteurs. C’est aussi l’opération qui coûte le plus cher, et de loin!. Malheureusement, un site web mal conçu devra utiliser l’indexation à outrance pour être bien positionné, coûtant ainsi beaucoup plus cher pour des résultats douteux. Questionnez votre fournisseur au sujet de ses techniques d’optimisation pour les moteurs de recherche. S’il vous parle plutôt d’indexation ou d’inscription dans les moteurs, vous savez que vous perdez votre temps.
- Un site web n’est pas une brochure en ligne. Souvent, les agences de communication proposent à leurs clients de s’occuper de leur site web parce que, selon elles, il est important que les outils promotionnels utilisent un look cohérent. Cet argument est comparable à celui d’une boutique de vêtements qui proclamerait que vous devez absolument acheter tous vos vêtements au même endroit pour assurer la cohérence de votre look. La cohérence se traduit par des similarités, des évocations et l’utilisation d’un langage visuel constant, pas par l’obligation de faire toujours affaire avec le même fournisseur pour décliner un concept initial. De plus, il est très fréquent de voir des sites web qui utilisent les techniques de l’imprimé ou de la communication traditionnelle en tant que système de navigation. C’est un défaut que les internautes ne pardonnent pas. Le web a ses particularités, et les internautes ont le choix entre des sites conçus selon leurs besoins ou des brochures en ligne longues à télécharger, donnant peu d’informations ou la donnant de manière peu structurée. Il faut aussi savoir que la durée de vie moyenne d’un site web est de 3 à 5 ans, alors que votre brochure ou rapport annuel sont généralement révisés annuellement. Les professionnels du web n’auront aucune difficulté à créer un site web qui sera cohérent avec votre stratégie de communication générale, sans sacrifier les autres aspects de leur spécialité ni exiger de vous une refonte annuelle de site web.
- Des résultats, ça se mesure! Trop souvent, les campagnes de communication ou de publicité ne sont suivies d’aucune opération de mesure sérieuse qui permet d’en évaluer la rentabilité. Le web permet de savoir combien de personnes ont vu votre site, quelles pages les intéressent davantage, de quels moteurs de recherche elles proviennent, quelles expressions elles ont utilisées pour vous trouver, combien de temps elles passent sur votre site et à quel moment elles “décrochent”. Ces mesures devraient servir à vérifier l’atteinte de vos objectifs et de vos cibles, à condition bien sûr que ayiez pris le temps d’en définir auparavant. Ne vous contentez pas d’un simple accès aux “statistiques en ligne” que vous consulterez une seule fois sans trop en comprendre le sens. Demandez une analyse de ces données brutes afin de les traduire en indicateurs significatifs et utilisables pour votre marketing et vos ventes. Ainsi, vous pourrez prendre des décisions éclairées pour les améliorations à apporter à votre site, pas seulement faire une refonte aux 3 ans pour améliorer son apparence sans savoir ce que les internautes en pensent vraiment.
La plupart des entreprises préfèrent faire affaire avec des spécialistes pour leurs besoins sensibles: demanderiez-vous à votre fournisseur de papier de s’occuper de votre comptabilité, pourtant imprimée sur le papier qu’il vous fournit? Il y a une raison pour laquelle les entreprises qui réussissent préfèrent confier leurs sites web à des spécialistes du domaine: ils connaissent l’importance du positionnement sur les moteurs de recherche, de l’utilisabilité, de l’accessibilité et de l’adaptation de vos contenus au habitudes réelles des internautes, pas aux seulement aux paradoxes de la communication imprimée traditionnelle.
Confier la conception de son site web à des spécialistes, c’est une décision rationnelle, rentable et mesurable!


Tu lis dans mes pensées.
Très beau texte Michael!
Comme d’hab’…. que du bon
Sur le référencement : Ne pensez pas qu’au coté technique de l’indexation, le rédactionnel est extremement important, ne négligez pas le “SEO-copywriting”, en français la conception-rédaction prenant en compte le référencement. Parlez le langage de ceux qui vous cherchent, pas la buzz-langue, vous n’impressionnerez personne.
Non mais sérieux… tu tapes ça sur tes heures de travail? ou ben tu coupes ton temps avec ta blonde?!?
C’est extrêmement bien dit. Vos avez réussi à faire passer beaucoup d’idées et d’aspects du développement web de façon assez claire.
Je vais envoyer du monde lire cet article.
Je ne suis pas tout à fait d’accord avec le paragraphe sur l’indexation / l’optimisation.
Enfin ce n’est pas exactement ça, disons que je trouve les termes mal adaptés.
“Plusieurs agences confondent l’indexation d’un site web avec l’optimisation”
Je parlerais plutôt d’indexation et de positionnement.
Un site Internet n’a pas besoin d’être optimisé pour être indexé par les outils de recherche. Par contre il a besoin d’être optimisé pour être positionné dans ceux-ci.
Pour moi l’indexation correspond à la présence des pages dans les outils de recherche (exemple : en utilisant la commande site:www.monsite.com dans google, on a la liste des pages indexées).
Par contre, lors d’une recherche pour une requête donnée, les sites apparaissant dans les résultats sont positionnés dans un ordre défini par l’algo de l’outil de recherche.
L’optimisation consiste à améliorer les divers éléments du site que l’outil de recherche utilise pour calculer la position qu’il va accorder au site pour la requête utilisée.
Je ne suis pas sur d’être clair là … fin de journée, il est temps que je rentre chez moi =)
Sinon le reste du billet est on ne peut plus vrai.
Je le garde dans un coin pour le transférer aux personnes oubliant ces principes en temps voulus ; )
Sun, je t’invites à clarifier tes idées. Tu sembles sur une bonne piste et je crois que nous sommes d’accord sur le fond. Tes suggestions pour la forme sont les bienvenues!
Merci Sébastien pour le lien. C’est apprécié, comme toujours! Ton opinion d’expert en optimisation/SEO est on ne peut plus précieuse pour enrichir cette discussion.
F6, ça fait maintenant partie de mon travail d’alimenter une discussion à cet effet et d’éduquer la communauté de clients potentiels aux bonnes pratiques. Monte me voir pour en jaser si tu veux…
(Il est à l’étage juste en-dessous pour ceux qui ne le savent pas!)
Ce qui m’embête, c’est que sur les 1667 accès à cette page depuis hier (!!!), j’ai seulement des opinions convergentes. Je suis certain qu’un tas de gens ont lu ce billet en colère, se sentant attaqués, à tort ou à raison. Réagissez, je suis intéressé à améliorer ce texte et pour ce faire, je suis sincèrement intéressé à en savoir plus sur des points de vues divergents.
Si vous n’êtes pas d’accord, dites-le. Mais en argumentant, pas en disant n’importe quoi. Il me fera plaisir de m’incliner en public si vos arguments sont meilleurs que les miens, mais pas avant une bonne bataille, dont tout le monde sortira gagnant au bout du compte.
Sun, tu dis “Un site Internet n’a pas besoin d’être optimisé pour être indexé par les outils de recherche”.
Je dirais plutôt “ne devrait pas” : Car lever les obstacles techniques à l’indexation comme le Flash, les menus en javascript non-accessible etc constitue déja de l’optimisation quand on considère l’état initial du site.
Personnellement je ne suis pas pour séparer indexation et positionnement, car l’un ne va pas sans l’autre : l’indexation ne sert à rien si l’on n’est pas visible, et le positionnement (la visibilité) suppose une bonne indexation.
Le discours donne un peu l’impression de s’adresser à des élèves de maternelle ou des déficients mentaux. Mais bon, c’est vrai que ça doit être dit, il n’y a qu’à se promener sur le web pour s’en rendre compte. useit.com a une approche peut-être un peu plus pro.
Olivier, j’ai hésité à publier ton commentaire car je le trouve méprisant envers la majorité de la clientèle.
Pour ton information, je passe ma vie à faire le pont entre les clients et l’équipe de production. Pas des débiles mentaux: des employés de PME, des présidents de grandes compagnies, des gens qui possèdent des doctorats ou des maîtrises dans des domaines complexes, scientifiques ou administratifs. Pour t’expliquer ce qu’ils font, ils devraient probablement te parler comme à un déficient mental…
Et oh, surprise, ils ne comprennent généralement pas ce qui différencie une agence de communication d’une firme de web sérieuse. Ils ne savent pas ce qu’est l’indexation ou encore pire, ils pensent le savoir et se trompent. Même chose pour l’utilisabilité, l’accessibilité et la mesure de résultats. Ils ne sont pas stupides: ils savent ce qu’ils glanent ça et là dans les publications d’affaires (qui parlent des tendances une fois qu’elles en sont devenues, pas au moment de leur émergence quand elles représentent un avantage concurrentiel) ou qu’ils se font dire par les agences.
Je donne aussi des conférences devant des gens d’affaires intelligents et je leur parle exactement des mêmes sujets, de la même manière. Et tu sais quoi? Ils comprennent ce que je dis. Et apprécient le fait que je leur donne des exemples concrets qui leur permet de mieux saisir des concepts qui leurs étaient parfaitement étrangers jusque là.
J’ai choisi de le publier justement pour illustrer un des grands problèmes des entreprises du web: la croyance que les clients comprennent ce que nous faisons.
C’est là le plus grand défaut des professionnels des TI et des domaines connexes: la difficulté à parler de ce qu’ils font selon les termes et les intérêts des autres, en les méprisant parce qu’ils ne comprennent pas nos “très intéressants” sujets de discussions. C’est un snobisme intellectuel nuisible pour la profession et l’industrie.
Il y a une grande différence entre la vulgarisation et la simplification à l’extrême. useit.com ne s’adresse PAS aux clients, aux entrepreneurs et gestionnaires d’entreprises qui doivent prendre des décisions, du moins pas à la très grande majorité. M. Nielsen s’adresse aux membres de la communauté du web, principalement à ceux qui s’intéressent à l’utilisabilité. À moins que tu penses que le “Usability week” ou les dernières technologies de “eye tracking” n’intéressent les clients…
Bref, le but du texte n’est pas d’infantiliser la clientèle mais justement de lutter contre cette attitude méprisante envers l’ignorance bien normale de la majorité des clients. Nous avons la responsabilité d’éduquer le marché et donc, du vulgariser à différents niveaux.
Ce dernier post pourrait faire l’objet d’une intro afin de ne pas avoir des commentaires aussi méprisants (cf Olivier) !
Ce n’est pas parce que ce qui est dit est connu de certains que tout n’est pas intéressant !!!
Je trouve le texte très bien écrit et nécessaire car ces bonnes pratiques sont loin d’être aussi répandues qu’on voudrait bien le croire…
Pour la question “indexation / positionnement” je partage l’avis de Sun et j’y ajouterai, comme moyen d’arriver à ses fins, la notion de “SEO Copywriting” citée par Sébastien.
Mais bon, bravo pour cette leçon !
Sébastien : Je suis d’accord avec toi mais il ne t’est jamais arrivé qu’un client vienne te voir en disant :
“j’ai besoin d’un meilleur référencement mais pas grand chose, vous savez j’ai déjà 1728 pages référencées dans Google”
“non monsieur le client, vous avez 1724 pages indexées par Google et seulement 4 de positionnées en réalité”
“ha ?”
“oui =)”
C’est pour cela que j’aime faire la distinction entre référencement, positionnement et indexation.
Quand tu dis que l’indexation ne sert à rien sans positionnement, je suis d’accord avec toi. Mais tous les sites n’ont pas une politique d’optimisation de leur positionnement donc peuvent être indexés sans avoir fait de “référencement” (s’il n’y a pas de facteurs bloquants cette indexation comme le flash, les frames, le javascript et autre bizareries de developpeurs et designers pas toujours utilisées où il faut et quand il faut … Je vais me faire des amis encore là ^_^).
Bref, je pense que nous sommes d’accord sur le fond de toutes façons =)
Michael : Aucune remarque à faire sur la forme, c’est juste une question de nuance dans l’emploi des termes référencement, positionnement et indexation.
Une remarque : il faudrait marquer que l’adresse email est obligatoire pour poster un commentaire car ca fait 2 fois que je me fais avoir ; )
Sun,
merci pour ta clarification. Je comprend ce que tu veux dire, et je suis d’accord. Seulement, j’essaie plutôt d’attraper les clients au vol AVANT que leur site web ne soit conçu par des gens qui ne comprennent rien à l’optimisation et où seule l’indexation pourra être effectuée. Évidemment, quand un client arrive avec un site déjà en ligne, faut faire avec… Mais j’essaie d’éviter cela et de me concentrer uniquement sur la conception de sites optimisés pour les moteurs de recherche plutôt que de tenter de rattrapper les erreurs des autres.
“Sébastien : Je suis d’accord avec toi mais il ne t’est jamais arrivé qu’un client vienne te voir en disant (…)”
A vrai dire… Jamais. En général c’est plutôt “j’ai un site mais personne pour le visiter” mais comme tu le dis justement on est d’accord sur le fond, c’est juste du pinaillage
Super ce texte. Félicitations Michael.
Je suis assez d’accord sur le contenu. Reste que je crois qu’une entreprise multi-spécialisée est possible. C’est clair qu’une entreprise spécialisée en impression ne se mettra pas à faire des sites webs de qualité profesionnelle. Par ailleurs, je crois dans le potentiel d’une firme de communication divisée en départements.
Faire affaire avec un studio spécialisé en imprimé et un autre spécialisé en web c’est correct, et pertinent, mais avoir la possibilité de faire faire le tout par un studio multi-spécialisé amène des avantages notables pour le client , tel connaissance accrue du client, meilleure relation de confiance, réutilisation des thématiques, etc.) Je crois sincèrement que c’est possible d’arriver aux mêmes résultats. Par contre il est clair que la structure administrative et les efforts de développement doivent jouir d’une grande importance. On dénotera dans ce type d’entreprise des solutions intelligentes, comme la mise en place d’une équipe spécifique à la R&D, une bonne division des responsabilités, des professionnels spécialisés dans chacun leurs trucs etc. La gestion n’est pas nécessairement plus complexe, du moment que les responsables savent déléguer efficacement.
C’est là où la théorie dépasse souvent la pratique.
Pour avoir travaillé au sein d’une entreprise qui justement faisait de l’imprimé ET du web, j’ai vu de près comment les choses s’opèrent dans les faits.
Au-delà des discours de convergence, il faut être conscient que pour une entreprise, il y a TOUJOURS des priorités et quelles sont généralement budgétaires. Si, par exemple, la vache à lait d’une entreprise est l’imprimé, elle ne laissera jamais la place nécessaire aux gens de web, de crainte de voir ses revenus d’impression diminuer. De même pour la pub: comment une entreprise habituée à vendre de la pub télévisée pourrait-elle se positionner comme crédible auprès de ses clients en essayant de leur vendre la mesurabilité des résultats d’une campagne sur le web sans nuire à ses revenus traditionnels?
Au risque de fâcher certaines personnes, je vais explorer un exemple concret: Cossette Communication.
Le groupe Cossette s’est entouré avec intelligence de gens compétents pour réaliser des sites web en faisant l’acquisition d’une firme de TI. Les réalisations de la division multimédia (Fjord pour ne pas les nommer) sont de très bonne qualité. Cossette est probablement une des rares entreprises à avoir réussi cette intégration en laissant la place au web.
Cependant, il convient de noter que les gens de Fjord excellent dans la déclinaison web de concepts publicitaires. C’est en soi une spécialité dans laquelle je ne tenterais pas de m’établir. C’est un domaine très différent de la création de sites web corporatifs, destinés aux relations avec les investisseurs ou aux applications en ligne. Pour un site transactionnel, demandant une solide architecture de l’information, une adaptation des contenus au web et un positionnement efficace sur les moteurs de recherche, j’irais ailleurs. Chacun son métier, sans dénigrer les indéniables qualités d’une entreprise comme Fjord dans sa zone de confort.
Il y a aussi la question de la mesure de résultats et du positionnement sur les moteurs de recherche. J’attend toujours de rencontrer une agence généraliste qui s’y entend, et qui comprend qu’il faut quelquefois faire des compromis sur le design pour arriver aux résultats concrets souhaités par le client. Je ne dis pas que c’est impossible, seulement que je n’ai pas encore eu la chance d’en rencontrer.
Bonjour,
Je suis également d’accord avec ce texte qui souligne des points importants mais je mettrais quand même un bémol, (pour les avis divergeants lol).
En fait, il y a un certain nombre d’entreprises, plus qu’on ne le croit qui ont des compétences en interne pour gérer toute la partie marketing d’un site Internet mais à qui il manque les compétences graphiques et de programmation. Dans ce cas, il est en général préférable pour ce genre d’entreprises de mener à bien le projet en interne et de sous-traiter la partie “plus technique” à un graphiste qui ne facturera pas tous les frais marketing que facturerait certains spéciaistes du web.
Cela serait dommage de faire travailler des gens sur une mission que l’on confiera ensuite à d’autres. Cela reviendrait à dire à ses collaborateurs : “on vous a payé pour travailler sur ce projet mais en fait on va quand meme repayer quelqu’un d’autre pour qu’il reprenne votre travail, c’est pas que l’on a pas confiance mais bon…”.
Après, il doit y avoir des entreprises spécialisées en sites Internet qui savent faire la part des choses et acceptent dans ce cas là de ne réaliser et surtout facturer uniquement les éléments nécessaires (graphisme, programmation, hébergement … ) et pas la partie amont du projet (contenu et plan du site par exemple) ou même le cas échéant de renvoyer le prospect vers des partenaires. Le hic, c’est que pas tous.
Sinon, la comparaison entre le pont réalisé par un archi et le site créé par un graphiste m’a fait sourire car cela illustre plutôt bien certains sites. Toutefois, pour les mêmes raisons que celles évoquées précédemment, on aurait tort pour autant de lui accorder une importance démesurée.
Enfin, je terminerais en disant que si encore pas mal de graphistes sousestiment les regles fondamentales d’un site, il y en a aussi qui sont attentifs à ce qui se passe sur le marché et qui ont su corriger leurs faiblesses pour avoir un bon niveau de compétence et qui au final parviennent plutôt bien à évoluer et ainsi à proposer des solutions interessantes en matière de sites. Après, c’est sûr, c’est peut être plus juste des graphistes.
Tout ça pour dire que s’il est souvent dangereux pour une entreprise de laisser son site à des agences peu sensibilisées aux bonnes pratiques du web, les graphistes ne sont pas pour autant tous autant déconnecté de la réalité qu’on voudrait le penser et sont pour certains de plus petite taille un peu victime de l’image de certains de leurs confrères.
Après, c’est sur qu’au départ le consultant spécialisé en web et le graphiste ont deux métiers différents, à l’entreprise de bien cerner son besoin et de bien choisir son prestataire en fonction.