La rédaction Web. L’accomplissement final (avant l’utilisation) d’une démarche marketing Web.
Afin de bien réussir sa création de contenu, que doit-on mettre en place?
Premièrement, rédiger un plan de communication. En effet, où va-t-on lorsque l’on n’a pas de direction? Plusieurs diront que pour les projets de plus petite envergure, les plans de communications sont superflus. Je crois cependant que de coucher sur papier les grandes lignes des objectifs à atteindre n’est jamais une perte de temps. Les petits projets mèneront à de petits plans et les gros projets conduiront à de gros plans. Tous seront toutefois articulés autour d’une ligne directrice.
Deuxièmement, développer une architecture de l’information. Une fois que l’on a déterminé au message à formuler et la cible à qui l’adresser, il faut ensuite tracer le schéma de l’outil avec lequel il sera diffusé. C’est à ce moment qu’est ressentie toute l’utilité de cette étape. L’architecture de l’information aidera à déterminer si le parcours proposé à l’usager est logique. Elle aidera aussi à valider si l’information qui doit être mise de l’avant dans le projet est accessible aux internautes.
Troisièmement, rédiger le contenu Web. La rédaction Web se révèle donc être l’habillage d’un squelette ayant été dessiné en fonction d’un plan de bataille précis. Effectuée dans cet ordre, la rédaction se révèle donc être l’aboutissant d’une réflexion et de la mise en place d’éléments pouvant la mettre en valeur. Cette méthodologie pourra déterminer la pertinence de son orientation stratégique et créative.
Souvent, plusieurs initiatives de rédaction aboutissent dans le floue, car l’objectif global n’est pas adéquatement formulé. On passe la commande au rédacteur sans toutefois l’informer des objectifs souhaités par la démarche de communication. L’entreprise souhaite-t-elle augmenter ses ventes? Souhaite-t-elle modifier son image auprès de sa cible?
La rédaction n’est pas une pratique isolée. Il faut pouvoir la considérer comme l’élément d’un ensemble intégré. Cette façon de faire pourra éviter bien des faux pas quant à la cohérence des différents outils de communications. Le ton, la forme, la ligne éditoriale et bien d’autres aspects ne s’en trouveront que plus efficaces… et rentables.


Et quand est-ce qu’on devrait rédiger?
Plusieurs croient qu’il vaut mieux bannir le lorem ipsum des maquettes. Dans ce cas, on utilise les wireframes pour orienter l’inventaire du contenu à rédiger?
Et si on attend que les maquettes soient prêtes, est-ce qu’on ne minimise pas le risque d’*oublier* du contenu? Ou est-ce que le risque d’écrire pour remplir l’espace est moindre que le risque d’oublier?
Est-ce que la rédaction devrait être faite complètement en parallèle, sans “contact” entre le Web et l’écrit, pour éviter d’”écrire pour remplir”?
Bonne question!
Pour notre part, nous utilisons le plus possible du texte réel pour les maquettes schématiques, ce qui nous permet en même temps de montrer au client à quel point ses textes doivent être retravaillés.
Cependant, nous ne rédigeons pas l’ensemble du texte directement sur les wireframes. Seulement, ils nous permettent de valider la rédaction sur les modèles principaux de pages, le plus tôt possible.
Je trouve de plus en plus frustrant l’utilisation du Lorem Ipsum lors de maquettes pour le Web.
Le contenu du client change toujours : certain avec leur style d’écriture d’énormes paragraphes, d’autres qui y vont lignes par lignes. L’impact final en joue pour beaucoup. On y ajoute des images au travers, ou pas, et puis voilà, les combinaisons sont sans fin.
L’utilisation du texte réel rend service au concepteur, mais aussi au client qui semble comprendre mieux lorsque l’on lui montre le résultat.
Bref, on y gagne en temps et en bonne humeur. Mieux veut attendre quelques jours, si il se doit, d’avoir les textes en bon état.