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Web 2.0 : plus qu’un simple buzzword

par Éric Leblond    |    16 juin 2006 à 10:21

Alors on baigne en plein Web 2.0 y paraît. C’est en tout cas ce qu’ont affirmé les gens de O’Reilly et Media Live International lors d’une conférence sur l’état du Web en 2004, d’où origine cette expression qui s’est répandue comme un virus dans la communauté des technologies de l’information. Mais c’est quoi, « Web 2.0 »? Les concepts qui se cachent derrière méritent-ils qu’on s’y attarde?

Tout à fait. Web 2.0 est l’expression dorénavant utilisée pour rassembler l’ensemble des principes, pratiques et technologies qui ont permis au Web de passer, depuis l’effondrement des « dot-com » au début du millénaire, à un tout autre niveau en tant qu’outil de communication, de réseautage, de développement d’affaires et d’utilisation applicative. Il s’agit d’un méga-constat sur l’état du Web, quelque 15 années après sa naissance.

Et de quelles façons s’appliquent ces principes? Quels en sont les aboutissants? Voici quelques affirmations du Web 2.0 :

Le contenu est roi. Le site Internet n’est plus maintenant qu’un support pour la diffusion de données, qui sont manipulées (base de données), remâchées (syndication RSS) et distribuées sur d’autres supports (cellulaire, pocket PC, etc.). Les efforts investis pour séparer le contenant du contenu à l’aide des feuilles de style en cascade (CSS) et pour intégrer dans le code HTML des pages des balises structurelles (on parle maintenant de XHTML) ou des éléments propres au traitement automatique des données (les bases du web sémantique) permettent cette grande souplesse de manipulation.

L’utilisateur est aussi éditeur. L’ascension phénoménale des blogues et la grande popularité d’un modèle comme Wikipedia est symptomatique d’une tendance accrue vers l’interactivité, non seulement dans les fonctionnalités, mais aussi dans l’édition des contenus.

Le Web est rassembleur. Les services Web à caractère « social » (social software) facilitent la mise sur pied de communautés d’utilisateurs partageant les mêmes intérêts. Ces services vous permettent par exemple d’y déposer par exemple vos collections de photos (Flickr) vidéos (YouTube) ou signets Internet (del.icio.us) et les rendre disponibles avec ou sans restrictions. Le tout avec votre fureteur pour seul outil. Qui a besoin d’un disque dur?

Le Web est une plateforme. Les jours du bon vieux logiciel sur CD sont-ils comptés? Il est vrai que les applications centralisées accessibles via Internet gagnent en popularité. Les perspectives sont alléchantes : aucune installation ou maintenance locale, mises à jour centralisées et transparentes, coûts avantageux à long terme. Quelques exemples déjà : Gmail (courriels), Basecamp (travail collaboratif), Blogger (engin de blogues), 24SevenOffice (bureautique).

Comme on peut le voir, le Web 2.0 tire dans plusieurs directions à la fois et chacun y va de sa propre interprétation. Quoi qu’il en soit, ces regards frais sur le médium nous permettent de constater les révolutions qui pointent à l’horizon dans les modèles établis depuis plusieurs années. À surveiller de près!

Pour en savoir plus :

- L’article d’O'Reilly sur le sujet
- Web 2.0 For Designers (Digital Web Magazine)
- Web 2.0 sur Wikipedia

À propos de l'auteur...

Après plusieurs années de charge de projets Web, Éric Leblond remplit maintenant les fonctions d'analyste et architecte informationnel chez Zengo, où il aide ses clients à établir leurs stratégies Internet.


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