Pour faire suite à mon entrée précédente, j’aimerais poser une question à laquelle je demande une réponse claire et structurée. Un peu dans le style des “exercise in clarity” de Signal vs Noise.
Donc, en 3 phrases maximum, expliquez ce que vous dites à un client pour lui “vendre” l’accessibilité et la conformité aux standards du W3C. Mettez-vous dans la peau du client qui veut entendre une proposition de VALEUR, et non de conformité à des principes d’éthiques. Et ne me dites pas que 3 phrases ne sont pas suffisantes. Pour vendre quelquechose, il faut d’abord qu’il soit compris, même par les gens du peuple… ![]()
Je ne dis pas que ces principes ne sont pas valables mais seulement que plusieurs clients ne sortiront pas d’argent de leurs poches pour y adhérer. Et donc que nous ne pourrons pas leur vendre. Et oui, nous vivons dans une société menée par l’argent et le capitalisme. Il doit bien y avoir moyen de faire quelquechose qui soit “bien” et “payant” en même temps non?
3 phrases. Un vrai “elevator pitch”. Éthique ET payant. Surprenez-moi!
MAJ: J’ai trouvé une réponse: Les standards Web pour l’entreprise. Enfin!


“Cher futur client, un site accessible et conforme aux standards est l’ami des moteurs de recherche, favorisant son positionnement dans les résultats des requêtes des utilisateurs. De plus, un code ’standardisé’ assure une consultation claire de votre site sous les plates-formes traditionnelles (ordinateurs PC, MAC) et de pointe (cellulaire, Blackberry, etc.) pour en élargir le bassin d’utilisateurs potentiels.”Le vocabulaire n’est pas très vendeur mais je crois que les arguments y sont! Sans en faire un élément essentiel du pitch, l’aspect accessibilité/standards vaut tout de même la peine qu’on s’y attarde, en autant que le client ne sente pas que son site coûtera plus cher et prendra plus de temps à réaliser. Ça dépend du client également : un agent de communication d’un ministère sera toujours plus réceptif sur ce point qu’un boss de shop qui veut “que ça bouge sua page d’accueil”. À mon avis!
Hein?!?!
Sois c’est du bouzzage de vente sois je n’y connais rien et si j’y connais rien, svp donner moi le bout que je pogne pas!
La manière de coder a rien avoir avec les moteurs de recherche?!!? Preuve a l’appui tapper «canots» dans google… Le premier site qui sort a rien avoir avec les standards?!? Y a même pas de meta!!
Pis y sort premier?!?!
Et pour ce qui est d’une consultation claire… ça peut passer au la main avec le w3c sans être facilement consultable!
Pas convaincu!
Reste que c’est toujours mieux de bien travailler, ce qui facilite les mises a jour du site, les changements et va aider a passer a travers le temps.

Il y a 12 000 000 de français (source INSEE) qui disent souffrir d’un handicap quelconque en France et 90% des internautes ont un débit de connexion moyen voire bas.
De plus le marché des outils d’accès est en profonde mutation avec la montée des navigateurs conformes aux normes internationales.
Ignorer les problèmes de l’accessibilité et des standards, c’est s’engager à dépenser des fortunes pour rattraper le fait d’avoir arbitrairement, et volontairement maintenant que vous savez, fermer la porte à près d’une moitié de vos clients/élus/visiteurs/prospects potentiels.
Note aux francophones: mes arguments sont à transposer avec les chiffres de votre pays.
Jeff: Effectivement, le respect des standards n’influence pas beaucoup les moteurs de recherche. Un peu tout de même mais pas énormément. Ce qui compte pour les moteurs, c’est le contenu. En passant, les META sont peu importantes pour les moteurs de recherche…
Par contre, c’est exagéré de dire que c’est du “bouzzage de vente”. Il y a plusieurs avantages à respecter les standards, ne serait-ce que de pouvoir facilement changer de fournisseur et que le prochan codeur se retrouve facilement dans le code. Ou encore la déclinaison élégante sous toutes les plateformes. Bref, c’est un réel avantage mais il faut l’expliquer sans tomber dans les excès “religieux” ni la bullshit que trop de firmes qui commencent à parler d’accessibilité utilisent maintenant après l’avoir ignoré pendant des années.
Je n’ai pas dit qu’un site bien codé sortira premier dans les résultats de recherche; il sera toutefois plus facilement “scanné” par les robots et ne nuira certainement pas à son positionnement. Ne tirons pas de conclusions faciles et rapides SVP! Nous savons tous que le positionnement avantageux d’un site dépend d’une série de facteurs.
ben, moi j’suis un peu le gogo de service… Je m’intéresse pour divers raisons à l’accessibilité mais je ne suis pas convaincu… J’suis un peu le “patron” qui doit décider et je dois dire que je n’ai pas encore trouvé l’argument choc qui me fera changer d’avis…
Voilà une raison de plus pour que les connaisseurs en la matière prennent quelques minutes pour expliquer clairement les avantages coûts/bénéfices…
De mon côté, je reste convaincu que toutes autres choses étant égales par ailleurs, un site respectant les standards et donc accessible sera avantageux pour le client. Cependant, je ne suis pas certain qu’il soit possible de faire payer beaucoup de clients à cet effet. Un “plus value” pour le même prix, oui. Une méthode de travail qui permet de rendre le code plus compréhensible, plus structuré et donc interopérable, oui. Juste cette dernière raison devrait suffire pour qu’une boîte qui veut optimiser son rendement soit convaincue. Mais pour le client?
C’est bien connu que, si la feuille de style est chargé une seule fois et si les pages HTML sont moins lourdes parce que la présentation est dans la feuille de style, le site prendera moins de bande passante pour le même nombre de visiteurs. C’est non négligeable puisque le site se chargera plus rapidement pour les visiteurs et, surtout, que l’hébergement pourrais coûter moins cher avec un nombre de visiteur est suffisamment important.
Évidemment, ce n’est pas l’accessibilité que j’ai vanté. Je ne crois pas que la pluspart des gens accorde une quelconque importance à ce que leur site fonctionne sur une plateforme dont ils ont jamais entendu parlé. Ils seront peut-être plus sensible à l’accessibilité aux personnes présentant un certain handicap, tout dépendant de leur secteur d’activité. Mais si vous leur parlez de coût de bande passante, ça devrait devenir soudainement beaucoup plus concret…
Bon alors, quand le client réagit mollement comme le suggèrent les commentaires, je sors l’artillerie lourde:
- refonte d’un gros site français aux standards avec 10 000% d’augmentation des pages vues à la clé;
- création d’un des tous premiers sites conformes et accessibiles pour une municipalités;
- ensembles des sites conçus en augmentation de trafic depuis leur création (près de 5 ans pour les plus anciens);
- sites positionnés en premier sur Google, MSN et Yahoo (le plus souvent au niveau mondial) avec les mots-clés choisis et une dépense minime, voire nulle;
- 5 ans d’expérience dans le domaine quand la plupart des autres débutent.
Alors, hum, il la ramène moins le client, là, non?
Note aux francophones: ben là, pour transposer, euh, tu te dém…
Ouais…
Mais bon, tous ces arguments ne sont pas liés tant que ça à l’accessibilité et aux standards. Il y a effectivement un tas de sites plutôt mal foutus qui se classent bien sur les moteurs de recherche. Et le fait d’avoir créé un “premier site de telle ou telle catégorie qui répondait aux standards” n’est pas un argument en faveur des standards…
J’observe que l’on s’éloigne et qu’on revient aux bonnes vieilles habitudes des gens de techno en expliquant en long et en large et surtout de manière compliquée des choses qui devraient être simples.
Je comprend que de rendre un site web conforme n’est pas si simple et ne s’explique pas en trois phrases. Mais les arguments d’affaires pour inciter une entreprise à le faire devraient l’être. Si le modèle d’affaires est trop complexe, personne ne le comprendra et il sera difficile de le vendre…
Alors, trois phrases svp… Allez un petit essai de concision! Le seul à y avoir réussi à date est Éric…
Oserais-je dire que la question est stupide? Ah oui, j’ai osé.
On ne vend pas la conformité, l’accessibilité ou la référençabilité (hapax?). Ce sont des “effets de bord” d’un travail de qualité. Point.
On peut vendre un design (au vrai sens du terme) bien conçu, un contenu mis en valeur, une mise à jour facilitée, un rapidité d’affichage, une ouverture à tous les internautes, etc. Mais le vendre par le biais des outils utilisés, je doute.
Un écrivain ne vend pas son Bic ou sa Remington, que diable! Et aucun des 2 outils ne garantit le best-seller…
C’est ce que vous répondez à vos clients qui demandent à comprendre simplement ce que vous leur offrez avant de sortir le carnet de chèques?
Vous avez le droit de penser que ma question est stupide.
Pour ma part, je trouve votre réponse très arrogante. Malgré tout le respect que le projet OpenWeb se mérite et les bénéfices réels que les spécialistes, dont nous faisons partie, sont capables de discerner à propos du respect des standards web, il existe en ce monde des gens qu’on appelle des néophytes et qui, la plupart du temps, sont aussi des clients.
Je connais des sociétés qui ne vivent que de la vente de l’accessibilité et du référencement. Bien sûr que leur gagne-pain c’est de faire des sites web. Mais leur cheval de bataille, ce qui les différencie des autres qui font aussi des sites web, c’est leur capacité à vendre de l’accessilité, ou l’optimisation pour les moteurs de recherche, ou l’ergonomie.
Ford, Toyota, Honda et Mercedes fabriquent tous des voitures. Certains vendent de la qualité, d’autres un prix, d’autres la performance.
Nous pourrions aussi qualifier de stupides les clients qui demandent simplement à comprendre la valeur de l’accessibilité en tant que payeurs. C’est d’abord et avant tout pour ceux d’entre eux qui lisent ce carnet que j’ai posé la question.
Alors je m’entête dans la stupidité en demandant à nouveau:
Qu’est-ce qui vous permet de vous différencier auprès d’un client qui hésite entre une firme qui ne parle pas d’accessibilité (ou qui le fait mal, par ignorance) et la vôtre, qui bien sûr en fait un point d’honneur?
Dans un langage clair que les clients comprendront…
PS: Un paradoxe qui me semble évident. Comment peut-on vendre l’accessibilité d’un site web aux personnes souffrant de limitations physiques sans savoir expliquer clairement, et donc de façon “accessible”, ce que nous proposons aux 97% des personnes qui ont des “limitations technologiques”, c’est à dire les clients?
J’avais compris initialement la question dans le sens suivant : « Comment justifier l’accessibilité à quelqu’un qui n’est pas intéressé. » Si je comprend bien, la question devrait plutôt être « Pourquoi est-ce que je devrais faire un site accessible ? » Voici ce que je répondrais:
1. Parce que ce n’est pas beaucoup de travail: il suffit de respecter certaines règles avec un peu de minutie.
2. Parce que ça permet à toute une partie de la population de consulter des informations auxquels ils n’aurait pas accès autrement.
Ok, ça mérite des explications supplémentaires.
Le premier point n’est pas toujours vrai. Si le client veut faire un site entièrement en Flash ça va rendre les choses compliquées. Mais avec un site HTML utilisant des feuilles de style (ou même avec un design en tableaux) ce n’est pas très compliqué de rendre le site accessible.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le deuxième point ne concerne pas que les personnes handicapées. Il y a des gens qui à certain moments n’ont pas accès à un gros ordinateur pour naviguer sur internet. Ils naviguent à l’aide d’un organiseur de poche ou un téléphone cellulaire. Si le site est accessible à eux à ces moments, il y a plus de chance qu’ils le visite régulièrement.
Mais quand on dit « accessible », ça signifie accessible à qui ? Si le client considère ces personnes hors de l’audience à laquelle il s’adresse avec son site, je ne crois pas qu’ils soit prêt à payer plus pour cette accessibilité.
2 petites choses avant tout:
- j’ai dit que la question me semblait stupide, pas que celui qui la pose l’est;
- fort heureusement, l’appartenance à un collectif laisse toute lattitude à penser par soi-même sans engager ses petits camarades.
L’accessibilité ne se vend pas forcément. Les premiers clients pour lesquels j’ai créé des sites accessibles et conformes l’ont parfois appris des années plus tard. Certains l’ignorent encore.
Parler de normes ou d’accessibilité à un néophyte peut être très mal perçu, ça rend mon discours plus compliqué que celui du concurrent. Le site en devient plus impliquant, il prend un côté “social”, etc.
On peut clairement vendre ses compétences dans ces domaines à quelqu’un qui connaît un minimum les choses. Mais pour un client qui découvre, par exemple, qu’un aveugle peut surfer, il faut démontrer les résultats de l’accessibilité, pas l’accessibilité en elle-même.
Enfin, le plus “dangereux” reste le passage aux standards ou l’accessibilité forcé, soit par une direction, soit par la loi. Je prendrais l’exemple du site du Louvre qui est une somptueuse nullité: Flash inutile, sous-exploitation des CSS (et même absence en matière d’impression), mélange sémantique/tableaux, navigation tout en images, accessibilité proche du néant… Et pourtant, le prestataire a dû vendre ses compétences en surfant sur la vague des standards.
Après 5 ans, la seule vraie démonstration qui me semble efficace n’est pas verbale, elle passe par l’utilisation d’outils dédiés afin de faire ressentir les difficultés engendrées par un site mal conçu. Cet électro-choc me semble impossible à reproduire à l’oral.
Donc, je suis tout aussi ouvert si quelqu’un est capable de fournir une réponse “universelle”.
Reste le problème de l’éducation des clients du client, c’est-à-dire les internautes. Combien utilisent des outils adaptés? Combien savent qu’ils peuvent agrandir la police de caractère? Les bénéfices de l’accessibilité et des standards ne sont pas à court terme et c’est sans doute là le point le plus dur à vendre dans le monde tel qu’il est. Rompre l’inertie, voila la clé.
Les arguments avancés jusque maintenant ne m’aident pas à prendre une décision.
Par exemple dans le dernier commentaire ;
“Parce que ce n’est pas beaucoup de travail “, ce n’est pas vrai car les personnes concernées doivent déjà apprendre à utiliser les CSS… et modifier leur manière de travailler… et comme patron, les y’a ka (”il suffit de”), on n’aime pas !
“Ça permet à toute une partie de la population de consulter des informations auxquels ils n’aurait pas accès autrement”. Étant sur Mac, je fais parti de cette population non-handicapé qui profiterait de l’accessibilité…
Par contre, ma situation correspond lorsqu’il est dit :”Si le client
considère ces personnes hors de l’audience à laquelle il s’adresse avec son site, je ne crois pas qu’ils soit prêt à payer plus pour cette accessibilité”. En effet, je ne vois pas pourquoi rendre accessible un site qui est destiné à vendre de la formation aux entreprises. Enfin, à toutes les formes d’accessibilité… Avant tout, mon site doit remplir sa fonction !
J’aurais certainement un raisonnement différent si mon site était grand public… Mais dans mon cas, au contraire, si j’avais en moyen de filtrer les particuliers, je n’utiliserai avec joie (c’est un peu provoc là) !
Pour répondre à Fabrice Bonny dont je connais aussi le site sont artillerie lourde me laisse de marbre ! Quand au client qui la ramène moins… Effectivement, ils vont voir ailleurs
Je lui ferai remarquer que a question n’est pas stupide pour d’autres raisons que celles évidentes qui ont déjà été données… À l’université par exemple, lorsque j’évoque l’accessibilité entre prof. on me regarde avec de grands yeux !
Lorsque je mène une enquête dans les centres de formation sur les demandes de formations à l’accessibilité que les commerciaux ont eut, la réponse est identique partout : aucune !
Ma conclusion, actuellement, l’accessibilité a encore beaucoup de chemin à parcourir avant de sortir du “ghetto” des geeks (nouvelle provo !).
Le problème vient peut être que vous considérez l’accessibilité comme un outil. Pour ma part, c’est une démarche. Dois je créer un “outil” pour l’entreprise (un site internet, intranet…) accessible à tous ou non, sous une forme quelconque : site statique, dynamique, CMS… et je me contrefiche des “outils” logiciels utilisés pour le développement !
Ma démarche était tout aussi provocatrice. Bon ok, plus même.
L’accessibilité ne peut pas (encore ?) être réduite à un discours marketing/commercial. Les standards entrent tout juste dans une ère industrialisée après plusieurs années. Et ils ne sont qu’un outil. L’accessibilité est trop sensible pour ne pas faire l’objet d’un discours personnalisé unique.
Je me souviendrais longtemps de la tête d’un groupe d’élus et d’industriels qui passaient devant un stand que je tenais sur un salon et qui ont découvert une aveugle en train de surfer avec une synthèse.
Ce domaine est encore trop abstrait, y compris pour l’imense majorité des professionnels pour avoir un quelconque intérêt pour un client, sauf exception.
J’ai vu un client se demandait pourquoi son site n’avait pas marché. Un superbe site de luxe tout en Flash. Le coeur de cible était les gens aisés d’un certain âge. Malheureusement son site était inutilisable sans haut débit et sa cible quitte les grands centres urbains pour s’installer en périphérie. Donc son site était consultable depuis une barre de HLM mais pas depuis la “campagne”. L’accessibilité concerne aussi les vieux riches et pas seulement les handicapés-assistés puisque c’est bien connu, il n’y en a pas d’autres.
Combien de clients font de même parce que “c’est comme ça qu’il faut faire”? Tant que l’accessibilité ne sera pas “sexy”, point de salut, quitte à passer à côté de sa cible.
Je trouve se dernier commentaire bien alarmant pour les pro-accessibilité… grosso modo, cela veut dire : y’a l’accessibilité, on travaille dessus mais cela ne sera réservé qu’à une minorité…
Bien que ne croyant pas à l’accessibilité aujourd’hui, je suis pour ma part a peu près certains qu’elle décollera lorsque les logiciels Wysisig généreront des sites accessibles (seulement des sites accessibles ou des sites accessibles plus simple à réaliser que des sites non-accessible pour le commun des mortels).
Mais, juste histoire de relancer le débat…
n’est ce pas la mort de l’accessibilité à petit feu en France si l’obligation d’accessibilité numérique est repoussée à dans 2 ans comme il est indiqué dans les actu du 24 juin d’accessiweb.org ?
Désolé d’être réaliste. Les choses bougent très lentement. Les sites institutionnels auront une obligation d’accessibilité, pas les sites commerciaux. Ce qui est logique. La demande doit venir du client. Offrir un service auquel le client ne comprend pas grand chose est rarement utile. Nous sommes souvent contactés par des gens du service informatique ou de la communication d’une boîte qui ont été chargé de faire réaliser un site mais n’y comprenne rien. Ils se retrouvent face à une montagne et en rajouter une couche n’aide pas.
Mais je ne suis pas pessimiste. Pour l’anecdote, j’ai été contacté par une très grosse agence parisienne pour leur assurer une formation à l’accessibilité suite à des demandes répétées de clients. Le point noir, c’est que ces derniers veulent du triple A, ce qui est très complexe. Il va falloir prévoir des paliers. Le grand saut de l’innaccessible au quasi-parfait est le meilleur moyen de se ramasser, pour parler franc.
Côté éditeur, Daniel Glazman a un parti pris assez clair: “imposer” l’accessibilité, en rappelant qu’il faut un alt sur les images, par exemple. Il prévoit des améliorations de ce côté et je compte bien l’aider. Voyant le succès de Nvu et les demandes grandissantes de formation à ce logiciel, voila une bonne nouvelle supplémentaire, non?