Indice Secor: Bof, rebof et rerebof

par Michael Carpentier    |    25 avril 2005 à 04:23

C’est le 21 avril que paraissait l’indice Secor du “Top 25″ des sites web québécois, édition 2005.

L’an passé, Secor classait le site de Desjardins Sécurité Financière au 2ième rang. Pourtant, le site n’était pas décliné correctement dans FireFox, ne comportait aucune balise alt pour les personnes ayant des difficultés visuelles et le plus ridicule, nous amène à une page “Navigateur incompatible” si on a le “malheur” d’utiliser un Mac.

Le site n’a pas changé. Toujours la même page “Navigateur incompatible” si j’utilise un Mac. Le classement, lui, a changé: le site est maintenant au 1er rang. Wow.

(Pssssst! Conseil gratuit pour les gens de Desjardins: Vous savez, en respectant les standards de publication web, on peut aujourd’hui publier un site élégamment sous toutes les plateformes! Vos concurrents le font très bien et ne paient pas Sécor pour une évaluation, ils préfèrent payer de bons développeurs web…)

On repassera pour l’accessibilité, en effet. Disons que j’ai vu plus sérieux… Surtout au prix demandé pour lesdites évaluations pour les entreprises qui veulent ensuite être comparées aux lauréats de l’indice Sécor. J’imagine que ça couvre amplement le coût des prix décernés lors du gala.

Ces évaluations (aussi appelées “benchmarking”) servent généralement de caution à des VP soucieux d’avoir un sceau “officiel” à présenter au cas ou un membre du CA de l’entreprise considère le site comme un fiasco. J’ai dernièrement entendu quelques personnages qui ne comprenaient rien, mais alors là absolument rien au média qu’est le web se gargariser avec un “sceau de qualité Secor” alors que leur projet est sur de très mauvais rails dès le départ.

Sans vouloir jeter le bébé avec l’eau du bain, je pense qu’il faut quand même mettre ce genre d’indice en perspective. Si une firme web reconnue, qui comprend le web au-delà des buzzwords qui l’accompagnent trop souvent pour d’autres firmes, émet un indice, je porterai attention. Pour le moment, je perçois des choses intéressantes mais TRÈS incomplètes et je trouve dangereux le fait que certains décideurs, ignorants des possibilités du web, prennent ce rapport provenant d’une firme de consultants généralistes comme un indicateur des bonnes pratiques réelles sur le web.

Il serait peut-être temps que les professionnels du web se prennent en main avant de se faire imposer de mauvaises pratiques comme des vérités absolues…


4 commentaires en réponse à ce billet

Carl-Frédéric De Celles 25 avril 2005 à 19:02

Si seulement tu savais combien ça vaut ce site web là! Ils ont une vice-présidence juste pour ça! (le premier site, codé à la main par votre honorable serviteur, était beaucoup plus fonctionnel! Mais visiblement, on ne coûtait pas assez cher!)

(On en reparlera!)

plemieux 26 avril 2005 à 7:31

Le W3Qc a procéder à une analyse indépendante du Top 25.

Ils ont trouver quelques surprises!

Carl-Frédéric De Celles 26 avril 2005 à 9:37

c’est ce que j’allais ajouter justement!

Monique 26 avril 2005 à 14:25

Bonjour,

> Mais visiblement, on ne coûtait pas assez cher!

C’est une curieuse approche en effet, très répandue en Belgique (et en France…) aussi :-( Beaucoup de sociétés en usent et en abusent. Ce n’est pas la qualité d’un travail qui détermine son prix mais le renom de la firme qui l’a fourni (et qui ne vise que les bénéfices engrangés !).

Je tiens cependant à saluer le travail incessant de l’équipe de W3Québec : petit à petit, il commence à porter ses fruits :-)
Amicalement,
Monique

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